ZEROPALU | Le mouvement panafricain célèbre deux années de leadership des pays vers l’objectif « Zéro paludisme »
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Le mouvement panafricain célèbre deux années de leadership des pays vers l’objectif « Zéro paludisme »

14 Août Le mouvement panafricain célèbre deux années de leadership des pays vers l’objectif « Zéro paludisme »

La campagne « Zéro Palu?! Je m’engage » s’appuie sur le succès
de 15 pays et lance une nouvelle initiative du secteur privé

Aujourd’hui marque le 2e anniversaire de Zéro Palu?! Je m’engage, le mouvement panafricain visant à renforcer les efforts nationaux, régionaux et continentaux pour une Afrique sans paludisme.

Depuis son lancement par les dirigeants africains lors du 31e Sommet de l’Union africaine en juillet 2018, le mouvement a été adopté dans 15 pays (le Tchad, la Côte d’Ivoire, l’Éthiopie, l’Eswatini, le Ghana, la Mauritanie, le Mozambique, le Niger, le Nigeria, le Rwanda, le Sénégal, la Sierra Leone, l’Ouganda, la République-Unie de Tanzanie, la Zambie), et d’autres pays vont s’y joindre cette année.

Codirigé par la Commission de l’Union africaine (UA) et le Partenariat RBM pour en finir avec le paludisme, « Zéro Palu?! Je m’engage » suscite l’action des mouvements de base en favorisant l’engagement des dirigeants politiques à tous les niveaux, en mobilisant des ressources et des financements, et en permettant aux communautés de s’approprier les initiatives visant à combattre le paludisme et de responsabiliser les dirigeants dans la lutte contre cette maladie.

Son Excellence Amira Elfadil Mohammed Elfadil, commissaire de l’UA aux affaires sociales, déclare :

« Zéro Palu?! Je m’engage connaît un succès croissant sur tout le continent. Pourtant, alors que la COVID-19 menace les efforts visant à mettre fin au paludisme, il est plus important que jamais que l’Afrique soit unie pour en finir avec cette maladie. Nous appelons donc le reste du continent à se joindre au mouvement engagé pour accélérer les progrès vers l’élimination du paludisme.

En Afrique, le paludisme affecte tous les groupes de la société, il perturbe l’éducation de nos enfants, pèse sur nos systèmes de santé et entrave le développement économique. Il est donc crucial que tout un chacun, les dirigeants nationaux et communautaires tout comme les entreprises et les collectivités, demeure vigilant afin de protéger nos acquis si durement réalisés contre la maladie et de faire progresser la lutte. « Zéro Palu ! Je m’engage » commence avec moi, avec vous et avec nous tous. »

Le paludisme est une maladie qui affecte de manière disproportionnée le continent africain qui enregistre plus de 90 % des cas et des décès de paludisme dans le monde. Selon les données de modélisation de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les graves perturbations dues à la COVID-19 affectant les campagnes de distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticide et l’accès aux médicaments antipaludiques pourraient entraîner un doublement du nombre de décès dus au paludisme, qui s’élèverait à près de 800 000 en Afrique subsaharienne cette année.

Pour éviter ce scénario désastreux, les pays africains se mobilisent pour tirer profit du temps qu’il leur reste avant la saison des pluies et une plus large propagation de la COVID-19 à travers le continent : ils agissent et prennent les devants avec des mesures permettant de sauver des vies, telles que des campagnes de distribution de moustiquaires, la pulvérisation intradomiciliaire et des traitements préventifs pour les femmes enceintes et les enfants.

Le Dr Abdourahmane Diallo, directeur général du Partenariat RBM pour en finir avec le paludisme, ajoute :

« Le mouvement « Zéro Palu?! Je m’engage »?continue de prendre de l’ampleur et nous sommes fiers de ce qu’il a permis d’accomplir jusqu’à maintenant. Cependant, nous devons maintenant redoubler d’efforts pour éviter la résurgence du paludisme, l’un de nos ennemis les plus anciens et les plus mortels, à cause de la COVID-19.

Au moment où nous entrons dans la troisième année de l’initiative, il est encourageant de constater que le secteur privé joue un rôle de plus en plus important dans les efforts antipaludiques. Nous nous réjouissons de poursuivre nos initiatives en collaboration avec la Commission de l’Union africaine, des pays, des entreprises et des communautés, pour mettre en œuvre des programmes sur mesure contre la maladie et concrétiser notre vision d’une Afrique sans paludisme. »

Fort de son succès, le mouvement a lancé aujourd’hui l’initiative Zéro Palu : Les entreprises s’engagent (Zero Malaria Business Leadership Initiative). Menée par la banque commerciale panafricaine Ecobank, le Partenariat RBM et le Speak Up Africa, une organisation à but non lucratif de communication stratégique et de plaidoyer basée à Dakar, cette collaboration vise à renforcer l’engagement du secteur privé africain dans la lutte contre le paludisme. Elle offre aux entreprises la possibilité de protéger leurs communautés locales contre le paludisme et de soutenir la croissance économique locale en prônant une volonté politique plus forte, un accroissement des financements et des ripostes plus ciblées d’élimination du paludisme.

Ade Ayeyemi, directeur général de l’Ecobank Group, souligne :

« Intensifier la collaboration pour éliminer le paludisme sur le continent est un impératif car la maladie continue d’affecter nos économies. Les PME africaines sont la pierre angulaire de nos économies en Afrique subsaharienne. Notre collaboration avec Speak Up Africa permettra de les impliquer et les autonomiser, ainsi que les autres acteurs du secteur privé à contribuer à intensifier les actions de sensibilisation autour du paludisme au sein de nos communautés. »

Depuis son lancement, la campagne Zéro Palu?! Je m’engage a renforcé le leadership national et l’engagement communautaire dans la lutte contre le paludisme. Parmi ses principales réalisations, citons la création du Conseil de Zambie pour l’élimination du paludisme et le lancement d’une coalition des médias pour aider les journalistes à couvrir le paludisme en Sierra Leone. Sa Majesté le roi Mswati III du royaume d’Eswatini a notamment lancé un nouveau Fonds pour mettre fin au paludisme afin de faciliter le financement national de cette action et de combler le déficit de financement d’un montant de 5 millions de dollars nécessaires pour atteindre les objectifs ambitieux en matière de lutte contre le paludisme en Eswatini.

Joy Phumaphi, secrétaire exécutive de l’Alliance des dirigeants africains contre le paludisme (ALMA), conclut :

« Nous saluons le leadership et l’engagement africains de haut niveau dans la lutte contre le paludisme depuis la Déclaration d’Abuja de 2000. La campagne « Zéro Palu ! Je m’engage » se caractérise par une implication de toutes les parties prenantes et un accent sur les interventions locales et les investissements nationaux. La mise en place de Conseils nationaux pour mettre fin au paludisme va changer la donne et rassembler toute la société pour mobiliser les ressources en soutien à l’élimination du paludisme. Ce n’est que grâce à des efforts que les pays s’approprient et mènent eux-mêmes que nous pourrons atteindre la vision de zéro paludisme sur l’ensemble du continent africain. »