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Pourquoi le secteur privé africain doit participer à la lutte contre le paludisme

07 Sep Pourquoi le secteur privé africain doit participer à la lutte contre le paludisme

Par Josephine Anan-Ankomah, Directrice du groupe Ecobank, Banque commerciale

Alors que le monde est aux prises avec la COVID-19, le paludisme continue de sévir sur le continent africain. Selon le dernier rapport sur le paludisme de l’Organisation mondiale de la Santé, celui-ci a causé 400 000 décès en 2018. Nous en savons aujourd’hui beaucoup sur cette maladie qui existe depuis des siècles, et nous sommes désormais en mesure de la prévenir et de la traiter. Nous ne pouvons donc pas accepter que tant de personnes dans le monde continuent à souffrir de cette terrible maladie qui peut être mortelle.

Bien que nous disposions de la capacité nécessaire pour soulager les souffrances liées au paludisme, et malgré les nombreux efforts déployés par les gouvernements et les partenaires internationaux dans le monde entier, le financement de la lutte contre cette maladie reste un défi majeur. Il apparaît qu’un financement mondial supplémentaire de 2 milliards de dollars US par an s’avère nécessaire pour toucher toutes les personnes qui vivent sous la menace du paludisme.

Pour contribuer à combler ce déficit en matière de financement, le rôle du secteur privé africain, dynamique, ne peut être sous-estimé. C’est pourquoi, le 2 juillet, le Groupe Ecobank a franchi un cap dans son engagement à mettre fin au paludisme en lançant l’initiative « Zéro Palu ! Les entreprises s’engagent » en partenariat avec Speak Up Africa, une organisation à but non lucratif de plaidoyer et de communication stratégique pour la santé publique en Afrique.

Ce nouveau programme a pour but de stimuler l’engagement du secteur privé dans la lutte contre le paludisme en Afrique, en plaidant pour une volonté politique plus forte, un financement accru et des réponses plus ciblées en matière d’élimination de la maladie. Cette initiative constitue un pilier important du mouvement « Zéro Palu ! Je m’engage » mené par l’Union africaine et le Partenariat RBM pour en finir avec le paludisme, qui vise à engager les communautés dans la lutte. Elle permettra aux entreprises africaines d’utiliser leur position pour aider à protéger des milliers de personnes à travers le continent.

Au final, l’élimination du paludisme augmentera la prospérité des communautés où nous travaillons en favorisant une main-d’œuvre plus saine et plus productive qui pourra stimuler la croissance économique. L’élimination de cette maladie est bénéfique pour tous et permettra à notre continent de s’épanouir et de se développer.

Nous encourageons davantage d’entreprises à nous rejoindre et à œuvrer pour une Afrique sans paludisme. Ensemble, nous pouvons mobiliser les entreprises et les chefs d’entreprise de tout le continent pour qu’ils investissent dans leur main-d’œuvre et leurs communautés afin de lutter contre la maladie. Il est tout simplement bénéfique pour la croissance de protéger nos communautés contre cette maladie. Ensemble, nous aurons à la fois le pouvoir et le courage de créer un changement durable pour notre continent et ses habitants.