ZEROPALU | Le Paludisme
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Le Paludisme

Le paludisme

Le paludisme est une maladie potentiellement mortelle causée par des parasites transmis aux personnes par des piqûres de moustiques femelles de l’espèce Anophèles infectés. Le paludisme est évitable et traitable.

Les chiffres clés du paludisme

  • En 2018, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a estimé à 228 millions le nombre de cas de paludisme dans le monde, ayant entraînés 405 000 décès ;
  • Les enfants âgés de moins de cinq ans constituent le groupe le plus vulnérable touché par le paludisme ; en 2018, ils ont représenté 67% des décès imputables au paludisme dans le monde (soit 272 000) ;
  • La même année, les interventions à l’échelle globale ont permis de sauver près de 600 000 vies humaines, évitant ainsi près de 100 millions de nouvelles infections, ce qui constitue une nette amélioration par rapport aux chiffres de l’année 2000 ;
  • L’incidence (nombre de nouveaux cas pendant une période donnée) a reculé entre 2010 (71 cas pour 1 000 habitants) et 2018 (57 pour 1 000 habitants).

Le paludisme en Afrique

  • En 2018, 93 % des cas de paludisme et 94 % des décès imputables à cette maladie se sont produits dans la Région africaine de l’OMS ;
  • 19 pays d’Afrique subsaharienne et l’Inde ont concentré quasiment 85 % du nombre total de cas de paludisme dans le monde en 2018. Six pays, à eux seuls, ont enregistré plus de la moitié des cas : le Nigéria (25 %), la République démocratique du Congo (12 %), l’Ouganda (5 %), ainsi que la Côte d’Ivoire, le Mozambique et le Niger (4 % chacun) ;
  • Dans le contexte de la COVID-19, une nouvelle modélisation réalisée par l’OMS, publiée en avril 2020, a montré que le nombre de décès dus au paludisme en Afrique sub-saharienne pourrait doubler, soit 800 000, cette année si l’accès aux moyens de prévention, dépistage et traitement de la maladie était fortement perturbé.

Le paludisme au Bénin

  • Nombre de cas confirmés : 2.303.503 cas de paludisme simple confirmés[1]
  • Nombre de décès : 3234 décès ont été enregistrés en 2019
  • Incidence : La prévalence du paludisme varie selon le département, passant d’un minimum de 17 % dans le Littoral à un maximum de 51 % en milieu rural (Couffo). Quatre (4) enfants sur dix (10) testés positifs au paludisme entre 2017 et 2018
  • Régions les plus impaludées : Les départements de l’Atacora (54 %), du Couffo (54 %) et du Borgou (51 %) que dans les autres, en particulier dans celui du Littoral (4 %)[2]
  • Les stratégies de lutte mises en œuvre :
    • Lancement de la campagne de Chimioprévention du paludisme saisonnier (CPS) avec la prise préventive des combinaisons thérapeutiques à base d’Artémisinine (CTA)
    • Riposte impliquant un ensemble de précautions visant à limiter les risques d’infections avec la distribution de Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide (MII)

[1] Enquête Démographique et de Santé 2017-2018 Rapport de synthèse
[2] Prévalence du paludisme d’après les résultats du TDR (Pourcentage d’enfants de 6-59 mois considérés comme ayant le paludisme)

Le paludisme au Burkina Faso

  • Nombre de cas confirmés : 915.816 cas de paludisme ont été enregistrés, dont 514.724 de paludisme grave[1]
  • Nombre de décès : 3.200 décès enregistrées décès en 2018 ;
  • Incidence : 5% en milieu urbain et 19% en milieu rural ;
  • Régions les plus impaludées : Au niveau régional, c’est au Sud-Ouest que la maladie sévit le plus, 39% contre 7% au Centre ;
  • Les stratégies de lutte mises en œuvre :
    • Lancement du programme de chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS) avec l’administration à titre préventif une combinaison d’antipaludéens (amodiaquine et sulfadoxine-pyriméthamine) ;
    • Campagne de distribution de 12 millions de MILDA aux ménages avec la promotion de l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticides (MII) ;
    • Prise en charge correcte et précoce des cas de paludisme dans les formations sanitaires et au niveau communautaire ;
    • Prévention du paludisme chez la femme enceinte par le traitement préventif intermittent (TPI) ;
    • La lutte antivectorielle ;
    • Pulvérisation intradomiciliaire (PID), la lutte antilarvaire (LAL) et l’assainissement du milieu ;
    • Lutte contre les épidémies de paludisme dans le cadre de la surveillance intégrée des maladies et de la riposte ;
    • Les stratégies de soutien : communication pour le changement de comportement, recherche opérationnelle, suivi-évaluation et renforcement institutionnel/partenariat.

[1] Enquête sur les Indicateurs du Paludisme (EIPBF) 2017-2018

Le paludisme au Sénégal

  • En 2018, 93 % des cas de paludisme et 94 % des décès imputables à cette maladie se sont produits dans la Région africaine de l’OMS ;
  • 19 pays d’Afrique subsaharienne et l’Inde ont concentré quasiment 85 % du nombre total de cas de paludisme dans le monde en 2018. Six pays, à eux seuls, ont enregistré plus de la moitié des cas : le Nigéria (25 %), la République démocratique du Congo (12 %), l’Ouganda (5 %), ainsi que la Côte d’Ivoire, le Mozambique et le Niger (4 % chacun) ;
  • Dans le contexte de la COVID-19, une nouvelle modélisation réalisée par l’OMS, publiée en avril 2020, a montré que le nombre de décès dus au paludisme en Afrique sub-saharienne pourrait doubler, soit 800 000, cette année si l’accès aux moyens de prévention, dépistage et traitement de la maladie était fortement perturbé.